La cour d’honneur reliant les communs au château est traversée d'une allée de marronniers, tilleuls et hêtres. Elle est bordée d’un côté, sous la colline boisée du Poujelou, par un “pédiluve”, un bassin du 17e siècle de 40m de long qui servait à rafraîchir les chevaux, le long duquel on trouve des buis et des charmes pyramidaux taillés en topiaire. Du côté de l’ouest, au-delà d’une autre allée de tilleuls, taillés en marquise, la vue s’étend du haut de la terrasse vers le clocher de Bersac et, au loin, le plateau des Farges. Au pied du château, en contrebas, une deuxième terrasse présente au vallon son alignement de charmes pyramidaux.


Passées une charmille et des colonnes de pierres, on découvre devant la façade 18e du château un jardin de buis. Précédé de la tour abandonnée depuis le 17ème siècle, cet espace se développe autour de grands buis taillés “en goutte d’eau”, reliés par des bordures de buis. Une allée engazonnée le traverse; des rosiers en pots “Sea Foam” et “Marie Pavie”, des hydrangéas et des althéas sur tige s’y font face. Au centre, une fontaine voisine avec des mûriers-platanes qui apportent leur ombre bienfaisante en été.
On pénètre ensuite dans un jardin clos de murs, enherbé, qui descend doucement à partir d’un ancien bûcher pour s’ouvrir en terrasse sur le vallon. Les topiaires -buis, ifs et charmes- protégées par des mûriers platanes qui ouvrent leur large parasol en été, structurent l’espace au sein duquel des mixed borders se développent. D’autres arbres et arbustes complètent ce décor: abelias, en hémicycle, lauriers du Portugal (taillés chaque hiver), pivoines arbustives, glycines chinoise et japonaise, ainsi que des lagerstroemias, arbre typique du Périgord. Devant la terrasse, une fontaine d’aspect médiéval est bordée d’impatiences. Plus loin, des rosiers grimpants sur une pergola (New Dawn, Iceberg, Guirlande d’amour, Mme Alfred Carrière) ouvrent vers l’arrière-plan boisé.


Topiaires et vivaces se complètent et se répondent à Peyraux, dans une palette de blancs, de bleus et de verts. Parmi les vivaces, on peut noter des buddleias, sauges, lespedezas thunbergii, hostas, céanothes, armoises, gauras, santolines, agapanthes, iris, perovskias, romneya coulteri, euphorbes, acanthes mollis, sédums, géraniums, hydrangeas, stachys byzantina, nepetas, anémones, alchemilla mollis...Les jardins de Peyraux sont membres de l’EBTS (“European Boxwood and Topiary Society”).