ET DEMAIN...

Photo: Eric Sander / Château de Peyraux

Photo: Eric Sander / Château de Peyraux

Une recherche d'équilibre

Comme ailleurs en vallée de la Vézère, on trouve au Lardin Saint-Lazare histoire ancienne et paysages remarquables. La présence humaine y remonte au moins au "badegoulien", il y a 20 000 ans. Du Poujelou, qui domine la vallée, au hameau de Bersac, perché sur sa crète, s'étend un site inscrit par l'Etat pour la beauté de ses paysages.
Au centre de ce site, les grosses tours du château de Peyraux reflètent la dureté des temps passés.  Solides, elles témoignent cependant aussi d'une recherche d'équilibre et de beauté. Autour du château, la nature prospère, dans un territoire que l'homme a façonné au fil d'une histoire millénaire.
Nous poursuivons l'aventure de Peyraux en valorisant ce patrimoine historique et naturel. Nous recherchons une cohabitation harmonieuse avec la faune et flore, d'autant plus qu'elles sont fragiles et que les conditions climatiques changent. Pour sa volonté de faire cohabiter nature et activités humaines, Peyraux est "Territoire de faune sauvage" depuis 2025.(www.territoiresdefaunesauvage.com)

"Éloignons-nous de quelques pas..."

Nous faisons volontiers nôtres ces lignes de Marguerite Yourcenar dans sa nouvelle "Ah, mon beau château" où, après avoir décrit les personnages célèbres du château de Chenonceau, elle conclut:
"(...) Changeons de perspective: laissons-là ces figures par trop connues (...)
Donnons une pensée à d'autres occupants successifs du château, habitants anonymes qui surpassèrent en nombre ceux que nous connaissons ou croyons connaître (...)
Eloignons-nous de quelques pas: pensons aux innombrables générations d'oiseaux qui ont tourbillonné autour de ces murailles, à l'architecture savante des nids, aux généalogies royales des bêtes de la forêt et à leurs tanières ou à leurs abris sans faste, à leur vie cachée, à leur mort presque toujours tragique, et si souvent due aux attentats de l'homme.
Un pas de plus le long des allées: songeons à la grande race des arbres dont les diverses essences se sont succédées ou supplantées à cette place, et comparé à l'antiquité de laquelle c'est peu de choses que quatre ou cinq cents ans (...)
La visite de vieilles demeures peut mener à des points de vue auxquels on ne s'attendait pas".

in "Sous bénéfice d'inventaire"